La techno à la rescousse!

Mots-clés

, ,

Depuis le dernier billet, je n’ai pas plus de connaissances en coréen. Mon conjoint (malheur à moi, il corrige même ma prononciation!) et mon fils m’ont devancé à grande vitesse dans leur apprentissage. L’un sait déchiffrer le hangul et le plus jeune connaît presque toutes les lettres de l’alphabet.

Mais vive Netflix, YouTube et autres! Pour me faire l’oreille, je regarde la télévision coréenne avec sous-titres anglais. J’ai terminé les 16 épisodes de Shut Up & Let’s Go. Ça donne un aperçu de la culture coréenne, même si celle-ci est romancée. Les Coréens semblent avoir un faible pour les triangles amoureux impossibles.

 

Il y a aussi des émissions de télé-réalité comme celle-ci :

The Return of Superman – The triplets’ Enchanting Dances
On suit les aventures d’un père avec ses enfants. Dans ce cas-ci, c’est un papa de triplets (ils sont craquants!) qui doit les photographier pour la demande de passeport. Tout un défi! Regardez le truc utilisé par le papa pour qu’ils restent tranquilles.

 

Service de traducteur à portée de main
Récemment, Google a mis à jour son service de traduction. Nous exploiterons sûrement ces nouvelles fonctionnalités pendant notre voyage. Par exemple, en photographiant une affiche coréenne, on peut avoir la traduction en français. L’application traduit les mots qu’on lui souligne. Je me suis amusée à prendre des photos sur Google Street View pour tester l’efficacité. Le résultat, bien qu’imparfait, est très impressionnant.

2015-01-20 20.40.34

Autre fonctionnalité de Google traduction : le service de traducteur vocal intégré. On choisit la langue et il suffit de parler dans le micro du téléphone intelligent pour qu’il traduise, à voix haute, dans la langue désirée. Pour un aperçu, écoutez cette chronique à Radio-Canada Première.

La technologie devrait donc faciliter un peu (beaucoup?) nos échanges, surtout dans les régions de la Corée où l’anglais est peu parlé. Je garde quand même l’option « mime » au cas où 🙂

Advertisements

한글

Mots-clés

, ,

coreenC’est quoi 한글? Ça signifie Hangeul, le nom donné à l’alphabet coréen. Ce système d’écriture a été inventé en 1443 par le roi Sejong le Grand. L’alphabet de base est composé de 24 voyelles et consonnes.

La Corée utilisait il y a bien longtemps les caractères chinois (hanja), mais seule une petite partie de la population pouvait lire ceux-ci, dû à la complexité de l’apprentissage.

L’hangeul est un système d’écriture beaucoup plus facile. Cela a contribué à faire diminuer le taux d’analphabétisme parmi la population coréenne. On dit que « A wise man can acquaint himself with them before the morning is over; a stupid man can learn them in the space of ten days ». En gros, si vous n’êtes pas capable d’apprendre le hangeul en dix jours, vous êtes un peu stupide…

J’ai pris du temps à m’y mettre. Je ne voulais pas tester le proverbe. J’ai même acheté ce livre : Le Coréen sans peine. Le titre optimiste ne m’a pas incité à me plonger dedans tout de suite.

Des applications super chouettes aident à se familiariser avec la langue et à reconnaître l’alphabet (ci-dessus Korean Vocabulary et Korean Letters).

Étonnamment, le coréen utilise beaucoup de mots anglophones. À l’oreille, ça sonne presque pareil : internet, banana, Gaga…

2014-10-04 22.10.40

Après avoir appris l’alphabet, il reste encore un défi de taille. Savoir ce que ces mots signifient!

Envie d’écouter un peu de coréen? Voici deux versions chantées de l’alphabet. Si vous avez l’oreille, on a l’impression d’entendre « Canada » au début de la chanson 🙂

Version classique :

Version K-Pop :

Lettre à cette mère outre-mer

Mots-clés

,

pommesAprès plusieurs années, j’ai récemment repris contact avec l’organisme d’adoption en Corée du Sud. La dame qui s’occupe de mon dossier m’a demandé de rédiger une lettre pour ma mère biologique.

Quoi dire dans cette lettre? Je parle de pommes et des feuilles qui tournent à l’orange… De mon quotidien plutôt banal, mais agrémenté de rires et de cris d’enfants. Je la questionne à propos de son quotidien à elle, mais surtout comment son entourage a réagi lorsqu’il a su. Oui, sa famille sait maintenant que j’existe quelque part, de l’autre côté de l’océan Pacifique. Cette nouvelle a sûrement eu l’effet d’une bombe, j’en suis certaine.

Encore aujourd’hui, en Corée, c’est inacceptable pour une femme d’avoir un enfant hors mariage (ce qui était le cas de ma mère biologique). Ou de tenter d’élever seule son enfant.

En fait, j’aurais dû écrire un gros merci dans ma lettre. La remercier d’avoir refuser l’avortement et de m’avoir laissé vivre, tout en cachant sa grossesse. La plupart des femmes non mariées choisissaient l’avortement plutôt que de poursuivre leur grossesse et risquer d’être ostracisée. Grâce à ce choix, j’existe aujourd’hui. Parce que j’aurais pu ne pas être.

Merci la vie, merci mère outre-mer.

33 ans et toujours joufflue

Mots-clés

,

hopital

Han Suh Hospital. L’hôpital où je suis née. Photo : Google Maps

Il y a 33 ans, à 11 h 33 du matin, je prenais mes premières bouffées d’air. Selon Wolfram Alpha, je faisais partie de la belle gang de 4,53 milliards d’humains sur la planète.

Je n’ai pas de photos de moi à la naissance, mais la description sur mon dossier d’adoption ne laisse pas de place au doute. On peut y lire : « She looks very cute with her chubby cheeks ».

Sur les premières photos que je possède, j’avais 9 mois. Et c’est vrai qu’on ne pouvait pas manquer mes joues! D’ailleurs, à 33 ans, elles sont encore un peu joufflues 😉

Lire la suite

René Lévesque en Corée

Mots-clés

, , ,

Photo : Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / C-077793

Je suis tombée sur cette photo en fouillant dans les sites d’archives. Elle a été prise pendant la guerre de Corée, en août 1951. René Lévesque traversait un ruisseau situé en territoire ennemi avec un « mini » enregistreur sur la tête.

Avant d’être premier ministre du Québec (de 1976 à 1985), René Lévesque a travaillé comme journaliste correspondant pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée.

La guerre de Corée (1950-1953) est appelée la guerre oubliée. Je suis justement en train de lire l’histoire de cette guerre, écrite par Ivan Cadeau.

Lire la suite

Jeux olympiques d’hiver

Mots-clés

, ,

J’ai (presque) hâte aux prochains Jeux olympiques d’hiver de 2018!

Ça se passera à PyeongChang. Vous l’aurez deviné si vous suivez ce blogue, c’est en Corée du Sud. Pour ne pas être confondu avec Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, le comité organisateur a décidé d’utiliser une deuxième majuscule dans son nom.

Cet arrondissement de 45 000 habitants en était à son troisième essai après avoir perdu ceux de Vancouver et de Sotchi.

Lire la suite

Cuisine coréenne

Mots-clés

,

IMG_20140214_100338

Plat dolsot bibimbap au restaurant Be Bap, rue Amherst à Montréal.

Je n’aime pas les crevettes (ni les champignons, les pétoncles, les escargots). C’est une question de texture plutôt que de goût. Quand je dis ça, on me regarde parfois avec un air « mais-voyons-une-asiatique-qui-n’aime-pas-les-crevettes-ça-n’existe-pas».

Si je me fie à Wikipedia, les crevettes ne font pas partie des plats typiques coréens. Par contre, vaut mieux exercer sa tolérance au piquant et à l’ail. Il semble y en avoir beaucoup!

Je commence tout juste à découvrir la cuisine coréenne. L’avantage d’être à Montréal, c’est qu’on peut goûter aux saveurs de n’importe quel pays. La première fois que je suis entrée dans un restaurant coréen, c’était dans le quartier chinois où un collègue de travail m’avait amené pour le dîner. Je ne me souviens plus du nom de l’endroit ni de ce que j’avais commandé, mais ça devait être bon…

Lire la suite

La famille élargie

Mots-clés

,

Retour dans le passé : année 2007. Je n’ai jamais senti le besoin d’en savoir plus sur mes parents biologiques. Pour moi, ce sont des inconnus. Je suppose que devenir maman pour la première fois m’a fait voir la vie sous un angle différent. Je me suis demandée comment ma mère avait vécu ma naissance, si la séparation avait été déchirante, etc.

Vive internet!
Je décide donc de partir virtuellement à leur recherche. Internet a beaucoup simplifié ma démarche. Le premier réflexe : entrer le nom de mes parents dans Google. Résultat… des milliers de pages!

Les noms de famille en Corée
Les noms de famille les plus communs en Corée du Sud : Kim, Lee et Park. Dans un pays qui compte 48,8 millions d’habitants, presque 45% de la population porte un de ces trois patronymes. Il y aurait 250 noms de famille utilisés en Corée du Sud. Sans surprise, mon patronyme fait partie de ces trois plus populaires.

Lire la suite

Mystérieuse Corée du Nord

Mots-clés

, , ,

Inévitablement, en me documentant sur la Corée du Sud, je lis plusieurs articles à propos de cette voisine : la Corée du Nord. Un pays énigmatique, mystérieux et incompréhensible pour la plupart. Si vous êtes curieux, voici quelques points de départ pour en apprendre plus sur la Corée du Nord.

– La BD Pyongyang, de Guy Delisle. Une excursion bien illustrée où il partage ses réflexions et les bizarreries rencontrées.

– Le documentaire Secret State of North Korea, diffusé sur les ondes de PBS. Si vous ne pouvez pas visionner le documentaire, il y a plusieurs articles pertinents reliés au reportage. On apprend en autre que les nouvelles technologies fragilisent l’isolement mis en place par le gouvernement face au monde extérieur.

Lire la suite

De vieux souvenirs

Mots-clés

, ,

À mon arrivée en sol américain, j'avais avec moi quelques souvenirs dont le drapeau de la Corée. Au fil des années, mes parents, les amis de mes parents et quelques amis ont contribué à augmenter ces petits trésors.

À mon arrivée en sol américain, j’avais avec moi quelques souvenirs dont le drapeau de la Corée. Au fil des années, mes parents, les amis de mes parents et quelques amis ont contribué à augmenter ma collection de petits trésors.

Je me replonge dans les souvenirs. En fait, ce ne sont pas les miens mais plutôt ceux de mes parents. Impossible de me souvenir de quoi que ce soit. J’avais 9 mois lorsque j’ai quitté la Corée.

Je suis arrivée à l’aéroport John F. Kennedy, à New York, en janvier. Comme pour me donner un avant-goût des hivers à venir, nous étions en pleine tempête de neige.

Lire la suite